Bas les masques en cuir ! Réunissant 500 personnes sur un bateau-mouche amarré dans le XVIe arrondissement parisien et 1500 dans un manoir du bois de Vincennes, les deux plus grosses soirées fétichistes et BDSM de France ont eu lieu à la mi-octobre. The Ground s’est infiltré et a rencontré des hédonistes moitié partouzeurs, moitié artistes, qui vivent à fond leurs fantasmes au risque de les banaliser.

 

Par Thomas Pitrel, à Paris (France) ; photos : Yann Lévy

 

Le River’s King flotte doucement sur la Seine et dans l’atmosphère fraiche d’un début de soirée automnal comme un autre, à Paris. « C’est sympa d’être ici », sourit Jean-Claude sur le pont en triturant les seins de la femme d’un ami à l’aide d’un « nipple stretcher » en forme d’entonnoir. Les plus beaux monuments de la capitale glissent en effet sous les yeux d’enfant de celui qui a déjà vu passer la cinquantaine depuis quelques temps : Tour Eiffel, Grand Palais, Assemblée nationale, Notre-Dame,… « Si on est fétichiste, c’est qu’on est quelque part un peu esthète, poursuit JC en caressant la poitrine de sa complice avec un petit plumeau. L’esthétisme d’une femme dans cette tenue et l’esthétisme d’un bâtiment, ce n’est pas sans rapport. » A côté, le mari de l’intéressée valide en rigolant.

 

La « croisière élastique » est un événement unique au monde. Deux fois dans l’année, elle réunit quelques centaines d’amateurs de fétichisme et de BDSM qui peuvent pratiquer à l’air libre, au vu et su des braves gens qui les observent incrédules depuis le pont de Bir-Hakeim ou depuis un autre bateau-mouche. Pas besoin d’être dans le secret des dieux ni de recevoir un texto de DSK pour vivre l’expérience, juste de lâcher 33€ en pré-vente ou 45€ sur place. En bons « esthètes », les organisateurs ont choisi une embarcation amarrée dans le très chic XVIe arrondissement, juste en face de la Maison de la Radio et à deux pas de la voie sur berges, sans contrepèterie.

 

Vynile, latex ou cuir obligatoire

 

Pour y accéder, il est toutefois nécessaire de passer par un souterrain dont l’entrée, située au beau milieu d’une station service glauque, est gardée par des vigiles qui planquent leurs grosses lacrymos dans des boites aux lettres désaffectées. Il n’est que 20h mais une queue de quelques mètres s’est déjà formée. La moyenne d’âge des premiers arrivés est assez élevée et si certains sont déjà en tenue, d’autres ne respectent pas encore le dress code annoncé sur le site de l’événement : « vinyle, latex ou cuir strictement obligatoire (minimum : pantalon ou jupe dans l’une de ces trois matières) ». Ceux-là auront donc la joie, après avoir récupéré leur billet, de passer par une pièce de deux mètres carrés fermée par un simple rideau. Moyennement intime, ce « vestiaire » permet au moins de se frotter rapidement à l’ambiance du lieu, ainsi qu’à un cul poilu en train d’enfiler un string clouté.

 

Lucha Libre

 

Une jeune photographe croisée plus tôt a soigneusement évité l’endroit. Accréditée pour la première fois, elle confie avoir « entendu dire qu’il fallait faire attention à son verre, dans cette soirée ». Au fond du dancefloor, le barman a pourtant l’air sympa. Veste de corsaire en haut, slip en cuir en bas, il lâche du « mon mignon » en servant des cannettes de 50 centilitres de Brauburger, une bière plus habituée aux free parties qu’aux soirées libertines. Le « giant buffet » proposé pendant la croisière de 90 minutes sur la Seine est du même tonneau. Des tréteaux, des assiettes en carton, une piémontaise, du salami, des bananes tagada, les discussions s’engagent dans un cadre de guinguette pendant que le navire s’ébroue. « Avant, ces soirées étaient réservées à des classes assez élevées, aujourd’hui il y a un effet de mode qui fait que ça se répand », regretterait presque Jean-Claude, suivi de près par Ginette, une amie. « J’ai eu un maitre pendant quelques années, je portais donc un collier. Quand je l’ai quitté je lui ai rendu le collier, c’était très symbolique, se souvient-elle avec émotion. Maintenant certaines femmes portent un collier alors qu’elles ne sont pas SM et qu’elles ne comprennent rien à ce que ça signifie, ça m’agace. »

 

Justin Bridou et l’Abbé Pierre

 

A leur décharge, le fétichisme et le BDSM ne sont pas forcément faciles à comprendre, sans doute parce qu’ils regroupent des pratiques extrêmement variées et que chacun en a sa propre définition. Pour Jean-Claude, « c’est aimer des tenues inhabituelles et en ressentir un plaisir qui s’apparente à un plaisir sexuel », tandis qu’un groupe de jeunes hommes dans la vingtaine se fait plus spécifique, avouant développer un « fétichisme du jumeau. On porte la même combi cuir-vynile. » Une jeune fille qui vient pour la première fois admet s’être documentée sur Wikipedia : « vous saviez, vous, que BDSM était en fait les initiales de six mots à la fois ? Ca veut dire bondage, discipline, domination, soumission, sadisme et masochisme. On en apprend tous les jours, hein ? » D’autres enfin assurent que le sexe n’a rien à voir avec ce qu’ils font. C’est le cas d’Amaury Grisel, venu faire des démonstrations de shibari. « Ça consiste à attacher une ou plusieurs personnes, selon le nombre de kilomètres de cordes que tu as, définit-il. A la base, c’était l’art d’attacher les condamnés à mort et les prisonniers au Japon, puis ça a été repris par les Américains à leur façon… Je suis photographe, je voulais faire des photos de shibari mais je ne trouvais personne qui pratiquait alors je suis allé apprendre à Berlin. Je prends vraiment du plaisir sur le côté technique, mais il n’y a rien de sexuel. » Ce qui n’est pas forcément le cas pour le mec saucissonné à la rambarde de l’escalier avec une boule dans la bouche.

 

La diversité du fetichisme par Jack Vintage

 

Le point commun entre tous les participants, c’est qu’ils ne portent pas de jugement moral sur ce qu’ils voient et qu’ils attendent le même traitement des autres. C’est ainsi qu’un homme au corps entièrement prisonnier d’une combinaison en latex, avec de faux seins et un masque de cuir couvert de pics en fer, croise une sublime blonde aux jambes interminables. Sa jupe en vynile ultracourte laisse apercevoir un string couleur chair au moindre mouvement alors qu’elle accompagne silencieusement deux jeunes hommes aux allures de golden boys qui se font prendre en photo à ses côtés, comme s’ils exhibaient un bijou. Dès 22h, les choses commencent à s’échauffer et les exhibitionnistes s’en donnent à cœur joie. Sur les banquettes du pont supérieur, un vieil homme, béret sur la tête. Sorte de mélange entre Justin Bridou et l’Abbé Pierre, il fouette l’arrière train d’un petit gros en baskets Adidas et cagoule de cuir, installé à quatre pattes devant un hublot. A notre deuxième passage, ce dernier est en train de pratiquer une fellation à son « maître », sans que personne ne s’en étonne.

 

« On ne m’avait pas prévenu que c’était une soirée comme ça »

 

Ce qui différencie la « croisière élastique » d’une banale soirée dans une boite à partouze, c’est ce côté artistique que revendiquent les fétichistes, rivalisant de costumes tous plus dingues les uns que les autres. Sans oublier les démonstrations. Outre Amaury, le shibari est aussi représenté sur la péniche par Philippe de Beaumond, un autre photographe. Lorsqu’il ne poste pas des clips d’Hervé Vilard sur Youtube, Philippe aime enfiler une chemise à jabot pour attacher la jeune modèle qui lui sert de complice, en accompagnant la séance d’une chorégraphie un peu baroque. Non loin, une jeune fille allongée sur le dos et sur une table en bois se fait verser de la cire à même le ventre et la poitrine par un homme qui manie la bougie avec dextérité. La jonction entre les shows encadrés et le « public » se fait vers 1h du matin, à l’apogée de la soirée, lorsque la Japonaise Mistress Rie et ses amies choisissent quelques volontaires prêts à se faire piétiner les couilles sous les stroboscopes de la piste de danse pendant que DJ Francis Loup envoie le « Smack my bitch up » de Prodigy à fond les ballons.

 

C’est l’hallali qui est sonné. Près du bar, la fille qui se faisait fouetter sans pause depuis le début de la soirée est maintenant attachée par les poignets à l’une des barres de pole dance. Après quelques nouveaux coups de cravache, son compagnon finit par la prendre à même la piste, sous les regards amusés ou indifférents des danseurs. Pour replonger dans une réalité quittée en posant le pied sur le bateau, il suffit d’observer le regard halluciné du jeune mec chargé de surveiller les toilettes. « Moi je travaille pour la péniche, on ne m’avait pas du tout prévenu que c’était une soirée comme ça », articule-t-il en écarquillant les yeux à s’en faire péter les paupières. Il n’a pas souvent dû avoir l’occasion de se faire draguer par un homme avec un étui pénien. Paumé au milieu de 500 personnes vivant leurs fantasmes, il se souviendra toute sa vie de la deuxième plus grande soirée fétichiste de France.

 

Faire de la balançoire à cet âge-là...

 

Un petit train depuis le métro

 

Car la médaille d’or revient, et de loin, à la Nuit Démonia qui a lieu… le lendemain. Organisée habituellement à la Machine du Moulin Rouge (anciennement la Loco), en plein cœur de Pigalle, cette soirée victime de son succès a dû quitter le quartier le plus hot de Paris pour s’installer cette année dans une sorte de manoir à la lisière du bois de Vincennes. Résultat, 1535 personnes ont fait le déplacement, dont une bonne partie est arrivée au Petit Domaine en empruntant le petit train touristique affrété par les organisateurs à partir de la station de métro la plus proche. Après s’être vu offert un éventail à l’entrée, on se rend bien vite compte que l’ambiance est moins intime que la veille en débarquant dans une immense pièce aux allures de salle des fêtes municipale. Sur la scène, le groupe de métal indus Bitch’n Dolls fait hurler la sono. Si quelques punkettes étaient bien présentes sur la péniche, la faune BDSM a cette fois été rejointe par une tripotée de gothiques qui poussent le délire esthétique un peu plus loin que les autres.

 

Cette grand-messe est aussi l’occasion de découvrir de nouvelles pratiques. Au détour d’un couloir à l’étage du bâtiment, on fait par exemple connaissance avec les petgirls : une fille à quatre pattes avec des oreilles de chat et une queue en fourrure dépassant du derrière qui se met à miauler et à balancer des coups de griffes lorsqu’elle croise une collègue chienne. Avant d’aller gentiment léchouiller les pieds de son maitre. Du côté du buffet italien, installé dans ce qui ressemble à s’y méprendre à un vulgaire restaurant d’entreprise, c’est maintenant une maitresse domina qui file de petits coups de cravache à son esclave désobéissant, un homme uniquement vêtu d’un slip de cuir et d’une laisse. Histoire de prouver qu’aucun des deux sexes n’a le monopole de la soumission.

 

Le lobby du lycra

 

Beaucoup plus soft, Erwan (alias Lycraboy) se présente lui-même comme « l’ambassadeur du zentai en France ». Jardinier dans la vie civile, il aime par dessus tout revêtir ces combinaisons intégrales en fibres d’élasthanne, y compris quand il dort. « Je m’en sers aussi comme pyjama, même si j’évite de mettre la cagoule toute la nuit parce que le cerveau a besoin d’oxygène, confirme-t-il. Mais j’ai toujours le réflexe, une heure avant que mon réveil sonne, de la mettre et de finir mon sommeil avec. » Alors qu’Erwan a aujourd’hui 37 ans, c’est pendant son enfance qu’il a découvert son attirance pour la matière en enfilant la tenue de danse de sa mère. « C’était tout doux, il y avait une sensation de caresse sur la peau, se souvient-il. Aujourd’hui, c’est du fétichisme gentil pour moi, il n’y a rien de SM. Et tout le monde l’accepte très bien parce que j’en parle sans être choquant. Forcément, si je commence à dire que je bande dedans, ça ne va plus… » Tellement passe-partout que Lycraboy est allé jusqu’à faire une apparition sur M6 dans Incroyable Talent avec ses acolytes de la Team Zentai, début novembre.

 

Le zentai par Erwan aka Lycraboy

 

Le Docteur Boot’n Feet, lui, a toujours refusé de passer à la télévision. Dans son cabinet installé derrière un comptoir de bar fermé, il offre des massages du pied à qui le souhaite avec ce credo affiché en toutes lettres : « vous portez des bottes ? Vous avez de 18 à 45 ans ? Bienvenue pour partager son trip ! Grand amateur de bottes, il vous fera découvrir une source de bien-être, ou de plaisir... par un massage de vos pieds tout chauds sortis des bottes. » Blouse blanche, bonne bouille un peu rouge qui met en confiance, le Doc a pour mission d’offrir du kiff à la chaîne, mais aussi d’en prendre. « Mon plaisir, c’est le contact avec le pied chaud et humide, un peu comme le sexe d’une femme, analyse-t-il. C’est pour ça que la chaussure est importante, c’est l’équivalent de la petite culotte. Mes modèles préférés ? Avant tout la botte d’équitation, mais aussi les bottes classiques, les Timberland, les escarpins ou une basket Adidas Stan Smith. Et les Converse usées, aussi. » Quand il ne masse pas, Boot’n Feet fait « d’autres métiers, qui n’ont rien à voir ». Il avoue d’ailleurs n’avoir jamais étudié le massage et faire tout à l’intuitif, ce qui lui a permis d’élaborer une technique bien à lui : « c’est une petite vibration que j’obtiens nerveusement en coinçant le pied entre mes deux mains ». Verdict d’un patient : « ça détend, mais surtout ça excite. Je vais aller mettre des bottes et je reviens. »

 

"Je crois que j'ai marché dans un chewing gum"

 

« Tu ne pratiques pas le shibari si tu as pris de la coke »

 

Dommage pour le Doc et pour les autres, le fétichisme est rarement mis en avant pour le bonheur qu’il procure à ses pratiquants. Par exemple, la dernière fois que la passion du pied a émergé dans les médias, c’était pour évoquer la douteuse « réflexologie » du maire de Draveil, Georges Tron. « Oui, j’ai suivi l’affaire, sourit Boot’n Feet. Même si c’est surement un grand connaisseur, pour moi la base de tout est de pratiquer entre gens consentants. Il y a des gens pour qui le fétichisme peut devenir plus malsain. » Voire pire. Si les polémiques sur la podophilie restent soft, il n’en est pas de même lorsque l’on revient au shibari. En juin 2009, la discipline avait déjà été pointée du doigt lorsque l’acteur David Carradine avait été retrouvé mort dans une chambre d’hôtel de Bangkok, une corde attachée au sexe et au cou. En septembre dernier, c’est une séance dans la banlieue de Rome qui tourne mal et se termine avec une morte et une blessée grave. « Les gars étaient overdrogués et overalcoolisés, rétorque Amaury Grisel. Tu ne pratiques pas le shibari si tu as bu ou pris de la coke. Tu dois être conscient, et la personne attachée aussi. » Alors qu’il range ses cordes après sa performance, Guy ne pourrait pas être plus d’accord.

 

Les 5 stades du fetichisme par le Dr Boot N Feet

 

« Je m’appelle Guy mais dans le circuit on me connaît comme Guy l’Attacheur, s’introduit celui qui gagne sa vie en tant que mécanicien. Il n’y a pas longtemps, un journaliste m’a cité sur cette histoire en Italie et a raconté n’importe quoi alors je me méfie. Ce qui est certain, c’est qu’il faut absolument s’assurer de l’état de santé de la personne avant de pratiquer. » Guy est un puriste, d’ailleurs il ne parle pas de shibari mais de kinbaku (« shibari, c’est le verbe qui définit l’action d’attacher en japonais »). « Pour moi c’est une pratique érotique mais pas sado maso, argumente-t-il. Regardez ma femme, que je viens d’attacher, elle n’est pas du tout marquée. D’ailleurs le fétichisme est un milieu que je ne fréquente absolument pas habituellement. Avant, je faisais juste d’autres disciplines sportives, c’est comme ça que je me suis mis au kinbaku. »

 

Un martinet, un bébé tout rose et Rihanna

 

Et Guy l’Attacheur n’est pas le seul à avoir pris des chemins détournés. L’homme que l’on nomme Jack Vintage a longtemps joué de la batterie avant que son sens du rythme ne le pousse à claquer des culs au martinet en musique. « Je retrouve un certain nombre de choses dans la façon de tenir un martinet : la souplesse du poignet, le type de rythmique que je mets. C’est un peu comme jouer de la guitare, tu apprends le picking, quelques accords, tu construis des morceaux et puis si tes morceaux ont un joli arrangement, ça fait une bonne chanson. Après il y a des gens qui jouent dans leur coin, d’autres qui tapent le bœuf et des gens qui vont faire des vrais concerts. Moi j’ai pas vocation à devenir un super martinetteur, je ne prends pas la grosse tête. Je fais un petit concert de club, un garage band. » On en oublierait presque que l’art de Vintage consiste, pour son ou sa partenaire, à se mettre cul nu au milieu d’une salle pleine pour se faire fouetter. D’autant plus que ce soir, il a sorti le fouet spécial baptême, en cuir Vuitton. « Pour une première fois, ça ne faisait presque pas mal », témoigne une jeune Japonaise qui a longtemps hésité avant de se laisser tenter. « Elle me disait « si tu relèves ma jupe, tout le monde va voir ma chatte », se marre Vintage. Et puis elle l’a fait, personne ne s’est précipité pour voir ce qu’il se passait. Et finalement ça va, c’est pas si extraordinaire que ça. Se retrouver là dans ce côté show, exhib, ça participe aussi à l’excitation. » Ce constant paradoxe entre l’expérience extrême et la banalisation est en fait ce que l’on retient le plus, alors que la Nuit Démonia touche à sa fin.

 

Matrix 4 : Domination

 

Sur le chemin vers la sortie, on croise encore ce mec déguisé en bébé tout rose, d’autres vêtus d’uniformes militaires douteux ou ce type intégralement grimé en poney, le mors au dent. « C’est vrai que quand tu vois les gens du milieu BDSM, tu te dis que c’est des grands malades, admet notre martinetteur. Et quand tu discutes avec eux, tu te rends compte qu’ils sont super bien dans leur tête. Il y a tellement de gens qui ne vont pas bien, partout… » Ces gens seraient donc dans le vrai ? « Bien sur il y a des gens déjantés, des malades dans leur tête, mais il y en a partout. Le mythe du serial killer dans le milieu du BDSM est faux. On a souvent décrit ça comme une perversion des élites, de la haute bourgeoisie alors qu’en fait, même s’il y a des personnalités publiques qui viennent masquées, il y a des plombiers, des agents RATP, etc. D’ailleurs il y a une démocratisation par l’image. Il suffit de voir le dernier clip de Rihanna. »

 

On décide de s’éclipser avant d’être convaincus. De toute façon, il est 4h30, le bar est à court de bière depuis deux heures et les lieux commencent à se vider. Certains rentrent dans leurs pénates, à Paris ou en province. D’autres, comme Jack Vintage, partent en after : « Je sais que c’est cliché, le coup de l’hôtel particulier, mais j’ai un ami dont la maman est partie et qui a la maison pour lui tout seul pendant quinze jours. » A priori, il va falloir aérer avant qu’elle revienne.

 


 

Texte et sons : TP

Photos : YL

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